Mon expérience avec la lutte queb.

Chroniques // *Annonce* Couverture NSPW // Mon expérience avec la lutte queb.

Centre horizon, 4e rue, Limoilou

En juillet, je suis allé à un petit événement organisé par la North Shore Pro Wrestling (NSPW) et le festival OFF et, en gros, dans le cadre de ce petit gala qui m’a finalement servi d’introduction à la lutte au Québec, j’ai pu découvrir près de 20 lutteurs de la NSPW dont certains qui m’ont beaucoup impressionné (entre autres Stephen Sullivan et Ivan Sullivan de Kickin’ N Stompin’, Marko Estrada et Matt Angel). Ça m’a même donné le gout de vous annoncer que je m’occuperai personnellement et non officiellement de la couverture des événements NSPW par CJDLL. À chaque événement, je vous offrirai donc une brève review de la carte et mes impressions sur la soirée, en plus d’attribuer les 3 étoiles de la soirée aux lutteurs qui m’ont le plus impressionnés!

En attendant une review en bonne et due forme  du FINAL CHAPTER de ce samedi 2 décembre (https://www.facebook.com/events/131049014266103/) et parce que j’ai décidé sur le tard de noter les matchs, voilà quelques-unes de mes impressions sur les  deux derniers événements NSPW auquel j’ai assisté : NSPW & Gouroux/Rise Above 2017 (https://www.facebook.com/events/1887103131615205/)  et Tournoi Standing 8 (https://www.facebook.com/events/485636198475835/) .

  1. NSPW & Gouroux, 7 juillet 2017

– Le format était particulier : des matchs sans enjeux en alternance avec des prestations de la formation hard rock Gouroux, qui joue d’ailleurs la chanson thème de Jim Harrison, le Seigneur des Lutteurs (https://gouroux.bandcamp.com/track/le-seigneur-des-lutteurs).

– Ça coûtait 5$ à la porte, le show commençait à 23h00. Avec quelques ami-es on s’est rendu là après notre shift à la job et on est arrivé à peu près 30 minutes en retard. Il devait y avoir près de 100 personnes, dont au moins 25% en état d’ébriété avancé. Pas grande surprise jusque-là. Honnêtement, je ne m’attendais pas à grand-chose, sinon à être diverti par des matchs average avec quelques botchs ici et là pour pimenter le tout. Je vous le dit tout de suite : j’ai été agréablement surpris du calibre proposé par le roster de la NSPW et j’ai tout de suite regretté ma mauvaise foi initiale. Bien qu’il y avait, si je peux me permettre, quelques lutteurs un peu moins impressionnants sur le ring, dans l’ensemble c’était facile de voir transparaître une passion certaine dans les mouvements de ces cascadeurs-acteurs, qui semblaient animés autant par une envie de se démarquer que par celle d’offrir un divertissement spectaculaire à un public investi, toujours bruyant et qui en demande encore. Dans la foule, après chaque prise, tu entendre les gens caller un « spanish fly » ou un « reverse DDT » et, surtout, réagir au bon moment… Shout out aux fans de la NSPW.

– Dernière petite note, c’est important de souligner que comme la salle est petite, on se retrouve avec une proximité entre la foule et les lutteurs que l’on peut difficilement atteindre dans des événements de plus grande envergure, parce que je trouve que ça ajoute à l’expérience. Je veux dire… pendant l’entracte, j’ai pu me reposer, confortablement installé sur le rebord du ring, c’est tu pas fou, ça?

 

  1. Tournoi Standing 8, 9 novembre 2017

– Avec Cody Rhodes en tête d’affiche et le prix du billet qui passait de 5$ à 20$, je m’attendais à voir une grosse coche entre les deux événements. Déjà, c’était plus spacieux que la dernière fois et il semblait aussi y avoir plus de monde.

– Pour se rendre à la salle, il fallait passer par le corridor où certains des lutteurs et arbitres étaient postés, en train de se préparer mentalement pour leur match ou de s’asperger de l’eau sur le corps pour mieux paraître sous les lumières. Certains  étaient clairement en mode kayfabe – d’ailleurs, shout out à l’arbitre qui arbore la grosse barbe et l’air de tueur, à l’intérieur et à l’extérieur du ring –  et faisaient semblant de ne pas nous voir, d’autres nous saluaient poliment et semblait content davantage de personnes entrer dans la salle.

– Une fois dans la salle, devant le ring, j’ai pu constater que ça ressemblait pas mal à l’atmosphère de la soirée de juillet. Cette fois-ci par contre, dans la façon dont les matchs étaient construits et que les lutteurs agissaient entre eux sur le ring, on sentait que le côté narratif de la lutte était beaucoup mieux exploité et que les matchs avaient finalement une raison d’être et semblaient s’ajouter à la construction de rivalités parfois déjà entamées depuis quelques mois (je pense ici à Soa Amine et Maxxx Testosterone). Il y avait pour ainsi dire un peu plus de chair autour des os; des promos entre les matchs, des managers pour accompagner et ajouter un peu de couleur aux matchs, des interférences et des sauvetages par d’autres lutteurs… On sentait qu’on avançait tranquillement vers quelque chose.

– Ça reste de la spéculation, parce que je ne peux pas encore dire que je connais vraiment toutes les rivalités entamées dans la NSPW, mais c’est indéniable que c’est plus plaisant et plus facile d’être investi dans la victoire ou dans la défaite d’un lutteur donné quand tu  vois que le résultat peut avoir une influence sur la suite de la programmation pour les prochains galas.

– Comme le nom du gala l’indique, la soirée c’était un tournoi de 8 personnes à simple élimination. Le gagnant remporte un trophée similaire à la valise money in the bank de la WWE et lui donne droit de défier le champion actuel pour le titre, et ce à n’importe quel moment.

–  Encore une fois j’ai été surpris par la qualité des matchs.

– Je suis encore un grand fan de la moitié de Kickin et Stompin qui était présent ce soir et qui a livré une excellente performance face à Soa Amine.

Shout out à Marko Estrada et Markus « le vegan warrior » Burke, qui ont présentés 3 bons matchs au court de la soirée!

 

– J’ai trouvé que le heel Travis Toxic s’est pas mal plus démarqué que la dernière fois, avec une finale de match bien pensée où il a fait semblant d’être inconscient pendant quelques minutes.

– Soa Amine est un excellent monster heel.

– Le match entre Cody Rhodes et Pee Wee a su être à la hauteur de mes attentes. Cody, d’abord adulé par la foule, a su se faire huer par la majorité de la foule en seulement quelques minutes. Un match très dynamique. C’était un plaisir de voir Cody lancer une chaise et arracher la casquette d’un fan alors que la foule scandait « Starduuuuuust » en référence à la gimmick qu’il a abandonné en partant de la WWE pour le froisser. C’est juste de la lutte, mais c’est des petits moments comme ça qui rendent heureux d’être un fan.

On se reparle dans quelques jours pour la review de NSPW Final Chapter 2017 (https://www.facebook.com/events/131049014266103/) !!!

– Gab

crédit photo à Francis Vachon : https://www.facebook.com/francisvachonphotographe/

 

 

 

 

 

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