Lutte Queb. – IWS Freedom to Fight

Encourage ta lutte locale – IWS le 20 Janvier 2018

texte par :@Cestjusteguillaume

crédit photo : Josianne Tétreault.

La dernière sortie familiale de C’est juste de la lutte pris place au Club Unity, pour le gala Freedom to fight, présenté par la IWS le 20 janvier 2018. L’événement affichait sold out.

Comme plusieurs autres spectateurs, le gala aura su attiré notre attention avec l’annonce du combat principal : Matt Angel que  @Cestjustegab  parle pratiquement comme si sa seule présence valait le prix d’un billet pour un gala NSPW et Nico pis moi, de notre côté, on allait forcément pouvoir vérifier s’il méritait bien ses plumes sur ses pantalons, alors qu’il allait partager la tête d’affiche avec nul autre que la superstar WWE et actuel champion UK : Pete Dunne.

Donc arrive le 20 janvier.

Les portes allaient ouvrir à 19 :00. Histoire de se préparer mentalement et physiquement, nous sommes allés descendre quelques bières dans un bar des environs. Vers 19h30, on arrive au Club Unity. On pouvait déjà voir se former une bonne file de “gensse” à l’extérieur. Nous nous sommes dirigé vers la dite file – hé oui, CJDDL n’a toujours pas d’accès VIP pour les shows indies… peut-être un jour; et alors que l’on déblatérait des statistiques hautement complexes sur le monde de la lutte professionnelle (Cliquez ici pour un article avec stats avancées), deux gentlemans nous ont interpellé, pour nous confier la quête précieuse de terminer une “king can” de Labatt 50 qu’ils possédaient en extra. Ça donnait le ton.Tout était en place pour une belle soirée.

La première chose que j’ai remarqué en entrant dans le bar : ce n’est pas ce que l’on pourrait appeler une place spacieuse. Il y un coté du ring qui est réservé à l’écran géant, qui diffuse le logo de la IWS en continu. C’est aussi là que se trouve l’annonceur, le hype man de la soirée et l’entrée des lutteurs. Sur les trois autres côtés, il y a peut-être 3-4 rangées de chaises, un balcon à l’étage, avec une rangée de chaises. Pour le reste des mortels, c’est une bonne occasion de faire des jambes. L’endroit présente néanmoins un look et une atmosphère underground, qui ne déplaît pas. Le service pour les boissons est efficace et la Dieu du ciel  blonde ou rousse est à cinq piastres. Ça porte à boire, la lutte.

Fièrement, on s’installe debout puis on commande une couple de breuvages. On jase un peu et la première chose que l’on remarque en regardant autour de nous, c’est que la place est pleine de monde. Il y a eu quelques Dark matchs avant le début du gala, mais nous, on était encore dehors. On dit Dark matchs, car la soirée était filmée par RDS pour leur émission mensuelle qui est diffusée le dimanche au matin. Pour nous, la soirée a réellement débutée avec la promo de Big Magic pour la télévision. C’était la première fois que je voyais ce gars-là, et côté promo, il était tout simplement incroyable. Pouce en l’air mon Magic ! Il s’en est suivi une escarmouche/combat avec SexXxy Eddy, de la tricherie rien qu’en masse pour conclure en une victoire de Big Magic. Le plus gros pop de la soirée, c’est définitivement lorsque Max Lemire, le Braun Strowman québécois, s’est présenté sur le ring, d’abord pour effectuer une Powerbomb sur l’ami Eddy, puis pour enlever son jacket et dévoiler qu’il arborait le chandail jaune de la Magic Security. Un peu de heat se mêle au pop alors que la foule scandait : You sold out ! You sold out ! You sold out ! Pas mal pour une première apparition à la IWS.

IWS Freedom to Fight

Max Lemire

Pour ce qui est de la foule  on peut dire que les gens participent beaucoup, il y a quelques bonnes blagues qui sont lancées aux lutteurs de façons régulières, les chants sont bruyants et l’ambiance est excellente. Jean-François Kelly fait un bon travail en tant qu’annonceur, ce qui aide vraiment à maintenir la foule active au courant de la soirée. Pour ce qui est des lutteurs, j’ai été agréablement surpris. Le fatal 4 four way (Frank Milano vs Travis Toxic vs Marc Mercer vs Jim Harrison) était très bien, il y a eu de la haute voltige, c’était rapide, bon rythme et un bon niveau technique. Je n’avais jamais vu le “Seigneur des lutteurs” en personne, mais je crois qu’il vaut le déplacement, ne serait-ce que pour sa “toune” d’entrée (lien bandcamp) et lorsqu’il hurle à pleins poumons son nom pendant la présentation des pugilistes.

IWS Freedom to Fight

Le Seigneur des lutteurs

Shout out aussi à Kevin Blanchard pour le bump qu’il a reçu ! Il a pris un solide coup de chaise dans face de la part de Black Dynamite, le tout  immortalisé sur notre Instagram. Pouce en l’air pour la personne qui a criée : ‘’Aye ! C’est une place payée s’te chaise là !’’

https://www.instagram.com/p/BeO2kvkFk11/?taken-by=cestjustedelalutte

Ensuite, c’était le combat féminin pour le titre IWS : Stacy Thibeault vs Stefany Sinclair. Ce combat était très bien rythmé, les prises étaient bien réussies, mais c’était surtout le côté très stiff des coups que les dames maîtrisaient le mieux; elles avaient clairement le “mindset” de voler le show. Stefany a même fini avec du sang sur le bord de la bouche, sans toutefois pouvoir empêcher la victoire de Stacy. Vraiment un solide match, la soirée était réussie jusqu’à maintenant.

IWS Freedom to Fight

Stacy Thibeault vs Stefany Sinclair

On a eu droit à un combat de championnat par équipe, impliquant les brasseurs (Benjamin Tull et Matt Falco) vs Kicking and Stomping (Stephen Sullivan et Ivan Sullivan). Pendant ce combat, Tull et Falco s’appliquaient à faire comprendre à la foule qu’ils étaient heels, ce qui fonctionnait bien car il recevaient beaucoup de heat. Somme toute un bon combat avec volet hardcore incluant un chant ‘’On veut des tables !’’ du public et deux tables pétées comme réponse. 

IWS Freedom to Fight

Matt Falco et Benjamin Tull

Arrive le combat principal. Matt Angel vs Pete Dunne. Ces deux gentlemans n’ont pas déçus les amateurs sur places. Bien qu’ils aient un style complètement différent (matt angel étant un highflyer et Dunne un lutteur technique), ils ont sorti un match quasi-parfait. Pete Dunne a eu des moments où il démontrait sa maîtrise de la lutte technique et il a bien construit les moments pour que Matt Angel puisse placer ses moves plus acrobatiques, dont le fameux Spanish Fly. Il y a eu une partie du combat qui s’est déroulée dans la foule, et à ce moment la foule était ultra-bruyante. Dunne a demandé l’aide d’un fan pour manipuler les doigts de Matt Angel (Récit du dude en question) . Shout-out à Angel qui a reçu une suplex sur la partie extérieure du ring. Le match s’est terminé sur un no-contest à la suite d’une intervention des brasseurs. À la fin du chamaillage, une fois Angel et Dunne débarrassés de ces méchants garnements, Pete Dunne a mentionné qu’il serait de retour dans une couple de mois…. À suivre.

Après tout cela, on a siroté notre dernière bière, fait un arrêt-stop aux toilettes, pris une photo grétisse avec le Uk Champion (qui est resté jusqu’à la dernière personne) et sommes repartis vers la maison avec le sentiment d’avoir passé une belle soirée ultra divertissant niveau lutte. Bien que l’endroit ne soit pas parfait, parce que très petit et que la visibilité des combats sur place ne soit pas toujours excellente, l’ambiance trash/underground/bruyante, les performances aux micros et In-Ring des lutteurs en valaient le déplacement et de dépenser un p’tit 30$. Si t’aime la WWE, tu vas aimer ce genre de gala, qui ont lieu un peu partout au Québec.

Encourage ta lutte locale.

Twitter : @Cestjusteguillaume   @Justedelalutte

crédit photo : Josianne Tétreault

 

 

 

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Famille, lutte et baladodiffusion.

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